Violent Reprisal

Bonjour les gars et merci de prendre quelques instants pour répondre à nos questions. Pouvez-vous présenter DANFORTH au travers de ses sorties afin que les lecteurs qui ne vous connaitraient pas se fassent une petite idée de votre musique ?

Le line up initial de DANFORTH est né en 2003 puis on a sorti notre premier EP en 2005 No Fear To Bleed. S’en suivront quelques splits et la sortie de notre premier album Crime In Hell en 2012.Enfin, Crack House est paru en 2016 comprenant des compos mixant le hardcore avec le punk. Nos textes, quant à eux franco-anglais, évoquent un anti-système assumé mais parlent aussi d’amour et d’amitié, valeurs essentielles de la vie.

Peut-on évoquer un instant le disque Crack House, votre dernière livraison. Comment le percevez-vous par rapport à Crime In Hell ou votre EP No Fear To Bleed, en termes de composition, de lyrics et de production ?

Nous avons enregistré Crack House en live. C’était une première pour nous, le but étant d’aller chercher l’énergie instantanée et une certaine forme de spontanéité ce qui n’était pas forcément le cas des deux autres disques qui ont mûri en cours de réalisation. La production est également un effort DIY (Ndr : Do It Yourself) car on a enregistré dans nos propres studios au Eightball Studio. C’est donc un album différent dans sa conception mais également dans la direction prise des compositions. On passe du beatdown sur « Stray Dogs » au punk hardcore avec « Bronsky » en passant par le neo metal sur « Organs Caddy ». On ne s’est pas fixé de limite, chacun des styles propres à chaque membre que compose DANFORTH est représenté.

Vous proposez un chant en français, ce qui n’est pas si courant dans le hardcore. Etait-ce un parti pris ou bien c’est venu de manière totalement naturelle, comme une évidence ?

Le chant en français a toujours pris plus ou moins de place dès le départ dans les compos de DANFORTH, donc c’est venu de manière totalement naturelle. Il est des mots qui prennent tout leur sens en français et qu’on ne peut exprimer avec autant d’ardeur que dans notre langue natale.

On perçoit une forte influence du hip-hop dans votre musique foncièrement hardcore. A quel niveau le rap influence-t-il les compositions du groupe ?

Le hip-hop fait également partie de notre culture depuis les années 90 pour certains d’entre nous. C’est un phrasé qui nous parle ce qui est normal d’ailleurs, l’expression de notre rage étant née dans la rue comme le hip-hop et le hardcore. Il ne devrait même pas y avoir de frontière entre ces deux cultures aux racines totalement identiques.

Vous supportez ce que l’on appelle le Violent Dancing. Pouvez-vous nous donner votre définition de cette pratique ?

Je citerais les lyrics de notre song « True Violence » dans l’album Crime In Hell 

« Il n’y a aucune raison de se branler sur la violence, mais tellement de raison de cracher dessus, je prône le violent dancing rien à voir avec la violence des abattoirs, le pit est un exutoire où mes frères exécutent des figures sur des riffs de bâtards, un pur style d’expression libre où chacun chasse ses démons dans les règles de l’art »

Que représente le hardcore pour vous depuis toutes ces années ? Quels en seraient les principes et les fondamentaux selon votre perception du style ?

Le hardcore c’est un mode de vie, une opinion bien tranchée sur notre monde. C’est aussi une violence exprimée en musique par les membres d’une grande famille avec ses embrouilles, ses moments de partage, ses codes. C’est un petit monde parfois un peu trop renfermé sur lui-même mais on partage la majeure partie des valeurs tout en étant aussi en désaccord avec la haine que cela peu engendrer. Ce qu’on aime, quoiqu’on en dise, c’est la sincérité avec laquelle les groupes s’expriment quel que soit le parti pris : il est assumé a 2000%, y a pas de triche. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on s’en prend aussi plein la gueule dans les webzines et dans la presse.  C’est toujours tranché… Mais on s’en bat la race… On kiffe c’est tout.

Quels groupes ou artistes, hardcore ou non, vous ont fait forte impression ces derniers temps ?

CODE ORANGE, BRUTALITY WILL PREVAIL, KYLESA, KVELERTAK sont quelques-uns des groupes qui nous ont fait bonne impression.

Un mot sur le Crimeinhell Fest auquel vous prenez part le dimanche 23 avril prochain au Gibus ?

Grosse dédicace à SEB CIH qui se bouge le cul pour que notre culture continue à vivre car c’est un réel combat de tous les jours. On sait tellement à quel point c’est difficile, même si on ne comprend pas vraiment pourquoi, dans notre pays de merde, c’est une lutte constante que de faire vivre la culture. D’ailleurs, avec tous les bouffons qui se pointent, ça va être encore plus dur et ça fait chier… Donc RESPECT et FULL SUPPORT au Crimeinhell Fest et tous les autres qui se battent ! Une belle affiche nous attend et on est chaud pour envoyer du lourd !!

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