KevOne, interview Kevin Foley 17 juillet 2017 (1/2)


Kevin, nous nous entretenons aujourd’hui dans le cadre de la sortie du EP de ONE LIFE ALL-IN, « The A7 Session », récemment paru sur le label Rust & Blood. Il s’agit d’un disque comprenant sept titres et dont les membres qui en jouent la musique se nomment Don Foose (THE SPUDMONSTERS, RUN DEVIL RUN), ainsi que Franco et Clément (SEEKERS OF THE TRUTH). Peux-tu nous conter la genèse de ce projet et à quel moment tu as pris part à l’aventure ? 

A la base, c’est très simple mais un peu particulier. En fait je suis endorsé par la marque de batterie DW et le représentant de cette marque à l’époque, Patrice Le Roi, est un des tous meilleurs potes de Franco, le bassiste du groupe. Pour tout te dire, c’est Patrice qui devait être derrière les fûts du projet mais pour des raisons de timing, il n’a pas pu se libérer à temps. Du coup, il m’a demandé si ça me branchait en m’expliquant la situation, à savoir bosser sur le projet de Franco avec Clément des SEEKERS OF THE TRUTH, groupe que j’aime en plus. Lorsqu’il a ajouté que le micro était tenu par Don Foose des SPUDMONSTERS, j’ai dit « Feu, carrément ! ». Ensuite nous sommes entrés en contact tous les deux avec Franco, il m’a envoyé les morceaux sous forme de démos. D’autant que cela tombait à pic, j’avais très envie de participer à un projet hardcore.

SEEKERS OF THE TRUTH est un groupe que tu sembles apprécier. Ils sont présents depuis plus de 25 ans. Les as-tu déjà vus sur scène ?

Malheureusement non. Cela dit, je ne désespère pas. J’ai justement fait la connaissance de tous les membres du groupe sur le tournage du clip que l’on a réalisé à Lyon (Ndr : pour le morceau « Won’t Die With Regrets »). Mais je connais bien leur musique et ça dépote vraiment.

S’agissant de Don Foose, j’imagine que tu connaissais la musique de SPUDMONSTERS. Qu’en penses-tu ?

Bah justement, il me faut avouer que je suis un peu passé à côté de la musique des SPUDS. Je connaissais deux ou trois morceaux, y compris de RUN DEVIL RUN (Ndr : projet alternatif de Don Foose), mais ce serait mentir que de dire que j’étais fan. En revanche, je sais que le bonhomme est une sorte de légende vivante du style.

Crédit photo : Sylvain Mestre

Du coup, es-tu en mesure de me donner tes impressions sur le travail vocal qu’a effectué Don sur ce disque, en particulier les passages véritablement chantés. Ce n’est pas vraiment dans ses habitudes, lui qui est plutôt réputé pour ses parties hurlées dans un registre suraigu. As-tu été surpris par ses étonnantes vocalises ?

En fait, au sein d’un autre projet à lui qui s’appelle tout simplement FOOSE, il avait déjà poussé la chansonnette justement dans un registre nettement plus calme (Ndr : Kevin fait sans doute allusion à la chanson «  Please Don’t Judas Me », reprise du groupe écossais NAZARETH tirée de l’album paru en 1975, Hair Of The Dog). On le savait donc capable de sortir de son coffre des parties bien moins gueulées que d’habitude. Ce n’était donc pas vraiment une surprise pour moi.

J’imagine que tu n’as pas véritablement eu le temps de participer à l’écriture des chansons sur ce disque…

Effectivement, les six titres de l’EP étaient déjà tous composés par Franco quand je suis arrivé sur le projet. A la base, c’était son idée, ses chansons et sa vision que Clément, entre autre, l’a aidé à mettre en forme. Je n’ai donc pas beaucoup participé à l’élaboration des titres en termes de composition pure. Mais j’y ai ajouté mon petit grain de sel, ma patte sur certaines parties, notamment durant les quelques petites répétitions que nous avons effectuées pour mettre tout ça en place. Franco et les autres avaient d’ailleurs bien insisté en me disant que je pouvais faire la mayonnaise à ma manière pour qu’on puisse retrouver ma personnalité. En tout cas, une chose est sûre : je me suis bien fait plaisir sur ces morceaux. J’ai eu le temps de poser mes parties sereinement. Enfin pour l’instant ça va… Peut-être que dans deux ou trois ans, j’écouterai les chansons en me disant que je suis une grosse merde mais pour l’instant je suis satisfait (rires). En revanche, je peux déjà te dire que je participe bien plus activement à l’élaboration des nouvelles chansons qui sont en cours d’écriture.

Au niveau des prises de son, par qui, comment et par où êtes-vous passés ?

Alors pour l’enregistrement, nous nous sommes rendus au Convulsound Studio à Lyon. C’est moi qui ai soumis l’idée, me semble-t-il, aux autres, qui ont été d’accord. Il s’agissait de bosser avec un bon pote qui s’appelle Thibaut Bernard avec lequel j’ai énormément travaillé ce qui a permis d’effectuer des séances d’enregistrement très rapides, d’une efficacité sans limite pour un gain de temps non négligeable. A titre d’exemple, j’ai moi-même effectué mes parties de batterie en deux heures montre en main.

Ah oui effectivement ! D’ailleurs en parlant du son de ta batterie, je l’ai trouvé d’un naturel désarmant, vraiment organique… (coupant nette la question)

Aucun trigger ! 100 % naturel, que de la vraie batterie ! (voix satisfaite) Ça m’a vraiment fait du bien et ça m’a changé.

Incroyable le bonheur que ça engendre aux oreilles, en comparaison avec les sons totalement impersonnels, fatiguants au possible, qui sortent de nos jours des studios. Par rapport à çela, avais-tu une idée bien précise dès le départ du son définitif que tu souhaitais obtenir de ton instrument sur ce disque ou bien tout cela s’est-il mis en place sur l’instant, au feeling ?

Oui et non. Je souhaitais juste qu’on entende une vraie batterie, c’est tout. Et surtout qu’il n’y ait pas trop de changements niveau son par rapport à ce qu’on entend « en vrai ». Ce qui sous-entend bien sûr qu’il a fallu passer par un accordage vraiment très rigoureux dès l’entrée en studio. Mais c’est une prise de tête nécessaire dès le départ qui paie vraiment à l’arrivée. Du coup, tout est superbement bien retranscrit, la caisse claire sur le disque sonnant exactement comme dans la pièce, comme chaque tom et chaque cymbale.

Kevin, que peux-tu nous dire s’agissant des concerts ou des tournées à venir ?

Peut-être une tournée est-elle prévue d’ici la fin de l’année. Après, ça va évidemment dépendre de l’emploi du temps de chacun des membres du groupe. Don habite à Cleveland, ce qui n’est pas simple, mais il a un tourneur allemand dont il est très proche qui serait peut-être intéressé à l’idée de monter une tournée d’une à deux semaines. Pour l’instant je n’en sais pas plus. La situation va probablement se décanter dans les semaines à venir. On en saura plus.

Crédit photo : Sylvain Mestre

Tu as déjà très partiellement évoqué l’éventualité d’un premier vrai album tout à l’heure. Peux-tu développer ton propos plus avant ?

Absolument, c’est le but. Il n’y a pas vraiment de pression en soi, mais on espère l’enregistrer courant 2018. Nous disposons de quatre compositions d’ores et déjà terminées, ou presque. Ce coup-ci c’est Clément qui apporte beaucoup de riffs, toujours sous l’oeil de Franco. Ils travaillent très bien ensemble. Ce sont tous les deux des usines à riffs donc tout se met en place tranquillement. Après je mets ma petite touche personnelle concernant la structure des chansons puis nous envoyons tout ça, lorsque nous sommes à peu près satisfaits, par mail à Don, chez lui à Cleveland, qui fait lui-même ses textes et pose ses voix. Du coup, sur ce disque, je m’implique davantage dans la composition. A la différence de l’EP, les morceaux ne sont pas encore créés ce qui fait que les autres membres me demandent mon avis sur tel ou tel passage. Je ne suis plus qu’un simple exécutant, mon implication s’en trouve bien plus conséquente.

Merci infiniment Kevin d’avoir pris un peu de temps afin de nous en dire plus sur cet excellent EP, « The A7 Session », signé ONE LIFE ALL-IN. Je souhaiterais maintenant, si tu en es d’accord bien-sûr, te faire participer à une rubrique intitulée Cékidonk pour… 

Le Cékidonk pour.. ? Avec plaisir, allons-y !

A SUIVRE….

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