Vétérans pas contents

Crédit photo : Lucia Miguel

Bienvenue dans le Pré les gars ! Pouvez-vous présenter le groupe au travers de ses membres et de son travail afin que les lecteurs qui ne vous connaitraient comprennent mieux votre musique ?

Et bien, il y a Nico au chant (36 ans), David à la guitare (47 ans), Philippe est à la batterie (46 ans), Rémi est à la basse (34 ans) et Kshoo est lui-aussi guitariste (51 ans).

Nous sommes amis de longues dates, entre 10 et 30 ans (sourire), et nous venons d’horizons musicaux liés au punk rock et au hardcore.

Nous avons vu, organisé ou les deux, la plupart des concerts qui ont vu naître ces deux scènes à Paris. Sans parler des groupes dans lesquels nous avons joué.

Vous avez publié un album, Behind Enemy Lines, l’an passé. Quels retours en avez-vous eu ?

Le style hardcore que nous jouons n’a pas un écho colossal en France. C’est une petite niche.

C’est un style US qui trouve sa source à NYC entre le milieu et la fin des années 80 et qui avait été tête de ligne du mouvement straight edge (Ndr : ce mouvement, dont les principes sont la non-consommation d’alcool, de drogues ou tout autre produit euphorisant, le végétarisme par le biais de la défense des droits des animaux, a été popularisé par la chanson « Straight Edge » du groupe de punk / hardcore MINOR THREAT, publiée en 1981).

Alors les retours ont été dans un premier temps un avis d’étonnement positif probablement dû par la raréfaction de ce son. Mais on l’espère aussi car nous avons mis nos tripes dans cette galette et que l’on est fier du son et de la production brut. Nous avons enregistré live pour garder l’effet « première prise ». La magie et l’agressivité ont une touche d’imperfection volontaire. Pas de redites ou de copier/coller façon bidouillage.

Les ventes disent que les 1000 copies du LP et 1000 CD sont sur la route du sold out. Nous sommes distribués sur Deathwish et Revelation Records aux Etats-Unis. Là aussi nous sommes fiers qu’ils aient assez aimé pour nous importer. Alors il y a fort à penser que notre griffe a piqué l’intérêt de ceux qui nous ont découvert.

Big up à Hechti et la famille Contra Records ainsi qu’à Dave SFU pour avoir aimé et produit.

Vous a-t-il permis de décrocher un nombre conséquent de dates afin de le défendre comme il se doit ?

Nous avions de toute façon dès le départ défini de ne pas multiplier les dates pour des raisons professionnelles comme personnelles. Outre le taf, nous sommes engagés dans des associations caritatives ou jouons pour certains dans d’autres formations. Alors nous avons refusé quelques déplacements et limité à une date par mois nos concerts en dehors de Paris. Sur chaque date nous avons constaté que nos prestations ont plu au public. La scène est avant tout un plaisir.

Le projet ANGRYxVETS est basé sur l’amitié que nous nous portons et la passion du son que nous partageons au sein du groupe. Nous avons donc bien résisté au stakhanovisme des propositions de tournées. (sourire)

Crédit photo : Lucia Miguel

Votre musique possède une approche foncièrement old school, proche de l’état d’esprit du Youth Crew. Quelle serait votre définition de cet état d’esprit ?

C’est une définition qui pourrait être caractérisée différemment par tous ceux qui se réclament de ce style. Mais nous avons des groupes référents qui nous parlent et qui nous rassemblent.

Historiquement le style « Youth Crew » c’est bien sûr YOUTH OF TODAY, CHAIN OF STRENGHT, SIDE BY SIDE ou WARZONE parmi le socle référent des fondateurs mi 80, mais aussi ses héritiers : CARRY ON, TEN YARD FIGHT, FLOORPUNCH, STOP AND THINK et beaucoup d’autres qui sont arrivés au milieu des nineties. Ces groupes représentent les références que l’on aime à citer si l’on doit considérer qui nous sommes en tant qu’entité musicale. On les retrouve aussi dans les reprises que nous faisons Live.

Pouvez-vous nous parler un instant des thèmes abordés dans vos lyrics ?

L’écriture est un exercice de style simple : cracher ses tripes et ouvrir son cœur. Nos paroles sont le ressenti sombre, agressif ou désabusé de ce que nous ressentons de la vie. Pas de faux semblants. La trahison, la haine, la violence, la drogue ; bref, le constat amer de ce qui nous entoure.

Un mot sur le Crimeinhell Fest, son organisation et les groupes présents à l’affiche à vos côtés ?

Mille mercis à Seb de nous avoir donné l’opportunité de jouer. Grand respect à lui et son crew qui organise des concerts depuis pas mal de temps maintenant sur Paris et sa banlieue. Pour les groupes, nous les connaissons pour la plupart. Et jouer avec COLD AS LIFE : top ! C’est une sacrée belle journée en perspective !

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