ISSOUDUN REGGAE TEMPLE 19, 20 et 21 octobre 2018 à Issoudun (36)

L’automne voit les feuilles des arbres succomber aux gelures matinales, emportées par le tarissement de la sève irriguée au travers de leurs branches respectives et par ce vent bien malicieux, tournoyant jour après jour davantage au rythme solaire raccourci de nos montres à aiguilles. Malgré tout, en plein cœur du Berry, une commune résiste encore et toujours à l’envahissante et inexorable épreuve du temps maussade. Issoudun – puisque c’est de cette commune qu’il s’agit, parvient à elle seule à conserver un joli brin de soleil, une envie irrépressible et mutuelle de se tenir chaud, tout en prenant soin de la verdure ambiante. Comme chaque année depuis maintenant six éditions, les habitants d’Issoudun accueillent l’événement majeur de leur cité, tant sur le plan régional que national, le Reggae Temple. Une 6ème édition placée sous le signe de la constance, de la rigueur et de la bienveillance, malgré le désistement des plus inattendus de la légende du genre que demeure le Jamaïcain Jimmy Cliff, tête d’affiche cette année, victime bien malgré lui d’un accident sans réelle gravité mais terriblement douloureux, le contraignant à annuler l’ensemble des dates que la légende du reggae se devait d’honorer. La rigueur disais-je à l’instant car l’organisation, bien que terriblement déçue par ce mauvais coup du sort, a su rebondir et faire face de la plus belle des manière en sachant se plier en quatre afin de satisfaire le public, trouvant une parade absolument remarquable, RAGGASONIC. Nous reviendrons un peu plus tard sur la prestation des deux MC’s parisiens mais pour l’heure, prenons juste le temps de féliciter et de remercier Joffrey Dériaud et toute l’équipe l’entourant au sein de Tonnerre Productions d’avoir su rebondir en un temps record, de la plus belle des manières afin de satisfaire le public du Reggae Temple, sans cesse plus exigeant au fur et à mesure que les éditions défilent. De la bienveillance donc. S’agissant de la constance, cette dernière est à mettre à l’actif du festival dans sa globalité. Chaque année, celui-ci fait montre d’une organisation sans faille, toujours à l’écoute de son public comme des artistes ou des médias couvrant l’événement. Un immense coup de chapeau se doit d’être tiré sur le champs à elle ainsi qu’à l’ensemble des forces en présence, bien que le déploiement de la maréchaussée durant ce week end du mois d’octobre paraisse un brin démesuré, voire carrément zélé. Fouilles aléatoires à l’entrée – indépendamment des agents de sécurité officiels du festival, re-fouilles aléatoires à la sortie (!) du festival, contrôles de gendarmerie renforcés à tous les axes routiers à quelques dizaines et centaines de mètres du lieu de l’événement. Tout ceci semble diablement surabondant, convenons-en. Sans compter les camion benne à ordures en travers de la rue. « Les ordres sont les ordres ! » me souffle à l’oreille un brave mouton/gendarme qui m’avoua dans la foulée qu’il préférerait être au chaud chez lui, avec femme et enfants. Dont acte. Pour le reste, rien de tragique n’est à signaler.

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Tout s’est merveilleusement déroulé et ce dès le vendredi soir, malgré l’affluence quelque peu réduite durant la Dub Night par ailleurs parfaitement réussie et maîtrisée par des artistes de choix. Sans doute le PEPSI, bien trop grand pour ce genre d’événement plus intimiste, ne restitue pas à bon escient l’ambiance de La Boite à Musique, petite salle au cadre bien plus adéquat située à quelques dizaines de mètres seulement, faisant parfaitement l’affaire il y a encore seulement deux ans. Sans doute une question de facilité d’organisation. Mais qu’importe, pour l’heure, c’est aux sons de CONSCIOUS SOUNDS BUSH CHEMISTS avec un featuring de Donovan Kingjay, de RIDDIM ACTIVIST accompagné de Rod Taylor ainsi que de DAWA HIFI SOUND SYSTEM que le public se presse au centre de la piste, au plus près des beatmakers, infrabasses et autres intervenants de la soirée commencée à 20H00 et prenant fin aux alentours de 02H00. Un moment durant lequel on s’imprègne de cette ambiance toute jamaïcaine, au son de ce dub qui ne vous lâche décidément plus l’étrier pour mieux s’insérer subtilement par le bulbe rachidien de votre tête jusqu’à prendre possession de votre corps tout entier, permettant ainsi de parcourir le plus sereinement du monde les allées du site avec leur lot d’exposants, tantôt dévoués aux goodies rastafariens et autres tentures à l’effigie de l’éternel Bob Marley, aux bijoux fantaisie reprenant les couleurs du drapeau éthiopien, aux tee shirts, pipes à eau et autres babioles destinées à se sentir en parfaite adéquation entre la Terre-Mère et les cieux ardemment embrumés. « Weed is a spiritual food », comme le disent les anciens. Et d’anciens, il va en être question puisque l’exposition nichée au cœur du village jamaïcain retrace cette année avec sobriété et élégance l’histoire de la musique chaloupée au travers de différentes plaquettes fort à propos, riches en informations sans en devenir imbitables. Ainsi en apprend-on davantage sur le parcours de cette musique immensément riche qu’est le reggae, de ses origines calypso au raggamuffin ou le dancehall, en passant par le rocksteady. Une idée lumineuse à mettre une fois de plus à l’actif de Joffrey Dériaud et les siens. Ceci dit, la grosse journée de demain nous invite à ne pas nous endormir trop tard car elle va s’avérer riche et intense, à tous points de vue.

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Samedi 20 octobre, 17H00, direction le PEPSI pour la Reggae Night. A l’instant de pénétrer dans la salle, je m’aperçois en découvrant l’invraisemblable déploiement de forces de l’ordre que j’ai passé la journée à croiser des voitures de gendarmerie, celles-ci parcourant sans relâche aucune les abords de la salle mais aussi l’entièreté de la commune, ses occupants multipliant les contrôles. Comme quoi, il y a encore beaucoup de travail à effectuer pour ce malheureux Reggae Temple qui ne demande qu’à exister sans discrimination malgré quelques idiots – comme il en existe hélas comme dans n’importe quel autre événement de cet envergure, quel qu’en soit le type. A l’instar d’un Hellfest il n’y a pas si longtemps encore, le Reggae Temple se voit victime de son succès, son public étant immanquablement stigmatisé, avec pour conséquence imméritée une incompréhension liée à l’inconnu. Encore et toujours lui, l’inconnu. Jusqu’à combien d’éditions le festival devra-t-il encore faire face aux soupçons et autres sarcasmes des force en présence pour que ce dernier soit enfin pris en considération tel qu’il est ? A savoir un événement responsable, extrêmement bien organisé, rigoureux et à l’écoute des festivaliers pour le bien-être de toutes et tous. Mesdames et messieurs de la Préfecture, la réponse vous appartient. Nous préférons de notre côté passer notre chemin en nous installant au premier rang d’une salle qui se remplit doucement mais sûrement tandis que Tomawok investit la scène pour un set qui va marquer les esprits. Avantageusement intronisé par Lyricaly, véritable maître de cérémonie de la soirée à qui il ne manquait que le smoking, l’homme demeure pour votre serviteur la révélation de la soirée. Dans un style mêlant raggamuffin, faststyle absolument éblouissant, ska ou dubstep, Tomawok est une machine infernale, infatigable et d’une gentillesse sans nulle autre pareille. En témoignent cette séance de dédicaces plus ou moins improvisée au stand de merchandising durant laquelle Tomawok se prêtera bien volontiers à toutes les sollicitations des aficionados de sa musique ou bien ce moment délectable durant lequel l’artiste insiste pour faire grimper sur scène un tout jeune spectateur afin qu’il participe à la fête au micro – un jeune homme semblant fort doué pour son âge, c’est le moins que l’on puisse dire. Un très grand moment du festival !

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Déboule ensuite sur scène Manudigital et ses doigts d’or pour un set en demi-teinte. Explications. Il a été donné à votre serviteur d’assister en mars 2016 à un show absolument ébouriffant à la Cigale parisienne au cours duquel le père Manu avait su s’entourer de nombreux invités parmi lesquels l’excellent Taiwan MC, Marina P ou l’incroyable Joseph Cotton pour un spectacle gravé dans sa mémoire. De plus, Manu avait su se saisir de sa basse, certes durant un bien trop court moment mais tout de même. Ce soir à Issoudun, il manque un petit quelque chose pour que le set au demeurant très agréable du beatmaker n’emballe la machine afin que tout ceci se transforme en fournaise. Bien sûr, le beatmaking est à la hauteur des attentes du public mais sans doute cette agencement scénique a-t-il été probablement mal pensé, le matériel de Manudigital se trouvant en plein centre et en bord de scène, obligeant son MC à en faire le tour à chacune de ses interventions, fragmentant quelque peu la symbiose entre le public et les artistes sur scène. Ajouté à cela un horaire (18H15) sans doute peu avenant, Manudigital jouant de ce fait en plein jour, ce show laisse donc un sentiment mitigé à votre serviteur, malgré tout heureux d’avoir une fois de plus assisté à une superbe prestation du natif des Yvelines mais quelque peu déçu par les quelques paramètres précités à l’instant. A noter l’excellent album Bass Attack , sorti le 05 octobre, sur lequel Manudigital en impose une fois de plus, faisant suite à un magistral Digital Pixel (2016), lequel ayant tourné en boucle sur la platine du rédacteur de ces quelques lignes durant un sacré bon moment.

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Place maintenant à Pierpoljak et son excellent backing band. L’homme que l’on nomme PK a fait paraître « Chapeau de Paille » en début d’année, un album aussi audacieux que bienvenu, voyant notre homme se frotter au rocksteady autant qu’à la soul music ou même à la pop au milieu de son reggae roots habituel. Sapé comme un milord avec son manteau sur les épaules durant les premiers titres, son éternel foulard sur la tête et ses lunettes de soleil qu’il ne quittera pas de la soirée, Pierpoljak a assuré le service minimum en jouant principalement les titres les plus efficaces de son répertoire mêlés aux titres de son dernier album. L’homme en impose scéniquement parlant, maîtrise son sujet en chantant de fort belle manière mais une certaine routine semble poindre sur son visage par moment. Comme si le frontman semblait en pilotage automatique. Sans doute dans un jour de moins bien, PK ayant par la suite eu la bonne idée de planter tous les médias d’aftershow avec lesquels il avait pourtant rendez-vous pour entamer un brin de causette. Tout ceci n’est pas bien grave, reste ce concert vraiment très plaisant durant lequel votre humble serviteur à pris un pied énorme. D’autant que deux petits mots magiques ont été prononcés par Pierpoljak en toute fin de set, lorsque ce dernier, souhaitant faire participer le public durant le dernier titre et ressentant un rythme un tantinet trop rapide, s’est tourné vers son batteur, l’invitant à ralentir le tempo au son de ces mots : « On n’est pas chez Dead Kennedys ici ! », au milieu d’un large sourire barrant son éternel visage juvénile. Pour l’amateur de punk/hardcore que je demeure depuis toujours, entendre l’association des mots « Dead Kennedys » au Reggae Temple est vraiment très, très plaisant, voire jouissif. Merci à toi Pierpoljak ! En revanche, je reste bien désolé de ne pas avoir échangé quelques instants avec toi…

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Le malheur des uns faisant le plus souvent le bonheur des autres, c’est à l’accident de ce bien malchanceux Jimmy Cliff que l’on doit la présence de RAGGASONIC à Issoudun, ces derniers réclamant à la foule compacte une immense ovation en guise de prompt rétablissement au pape du reggae jamaïcain. Ceci dit, personne dans la salle ne trouve à redire à cet état de fait, R-SONIC ayant littéralement pulvérisé le PEPSI durant une petite heure – seulement !

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C’est bien simple, Big Red et son comparse Daddy Mory ont attrapé le public à la gorge pour ne plus le lâcher jusqu’à la fin de leur set. Une fournaise que ce PEPSI durant les titres légendaires de leur répertoire, notamment issus de leur premier album éponyme. Big Red, sur scène façon force tranquille, demeure d’une telle complémentarité avec Daddy Mory, quant à lui plus proche d’un MC ragga / dancehall hardcore, que c’en est presque effrayant. Tout est vraiment bluffant d’efficacité si bien que l’on en devient vraiment très, très impatient d’écouter enfin – un doux euphémisme ! – ce « Raggasonic 4 » maintes fois annoncé. Seul bémol de ce set par ailleurs remarquable, un léger manque à l’appel de certains titres du « 2 » au profit de ceux, nettement plus nombreux, du « 1 », très représenté. Mais ne boudons pas notre plaisir, il s’agissait là d’un set de festival. Nul doute que la setlist d’un show en tête d’affiche et en salle serait tout autre.

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Nous sommes donc ravis de revoir ces deux-là ensembles, après les différents projets solo de chacun, dont les derniers – Vapor (2016) signé Big Red, voyant ce dernier évoluer dans un style plus easy listening, léger et coolest en étroite collaboration avec Biga Ranx*, bien éloigné de ces précédentes réalisations en solo ou avec R-SONIC et Travail d’artiste (2016) siglé Daddy Mory, assez inégal dans son ensemble mais loin d’être dénué d’intérêt, loin s’en faut – n’avaient sans doute pas reçu un accueil aussi chaleureux que leurs albums en commun. A noter la toute fraîche sortie du nouvel album de Daddy Mory, sobrement intitulé Mory dont il sera sans doute fait état sur Pré en Bulle dans les semaines à venir.

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Autre très grand moment de cette sixième édition du Reggae Temple d’Issoudun, la présence de GROUNDATION. La formation californienne, toujours menée par l’infatigable Harrison Stafford, coiffé de son éternel bonnet, a su mettre à profit l’incendie laissé quelques instants auparavant par RAGGASONIC pour s’engouffrer dans la brèche. En près de 20 ans de carrière, GROUNDATION prend un soin particulier à faire chavirer le public, lequel lui mange dans la main en le lui rendant si bien. Son dernier album, l’excellent The Next Generation, est divinement représenté au milieu des autres classiques du gang originaire de Sonoma, en Caroline du Nord. Mention spéciale au sublime « Warrior Blues » et ses cuivres enjôleurs avant ce refrain totalement irrésistible, paré de choeurs sublimant l’ensemble. Un travail d’orfèvre ! C’est très probablement cette spécificité qui fait de la musique de GROUNDATION un moment d’écoute hors du temps ; ce savant mélange de la tradition avec une approche tout ce qu’il y a de plus moderne. En aucun cas, la musique du groupe n’est tournée vers le passé, tant sur un plan artistique que sur un plan social, sociétal ou écologique. Harrison Stafford et les siens délivrent le plus souvent un message politique fort, engagé mais non-emprunt de fatalisme. Le groupe, par l’intermédiaire de son leader, croit malgré tout en la bonté de l’homme et à sa faculté d’être encore en mesure de faire marche arrière avant qu’il ne soit bien trop tard, tel un messager de l’impossible. Un concert de GROUNDATION n’est pas un simple spectacle musical. Nous sommes face à une communion entre des musiciens, un public et le caillou sur lequel nous vivons tous, contre vents et marées. Un régal universel ! A noter que Harrison Stafford est à l’initiative d’un documentaire maintes fois récompensé dans différents festivals, Holding On To Jah – The Genesis of a Revolution, retraçant l’histoire du reggae et de la culture rastafari en Jamaïque, dont le visionnage vous est chaudement recommandé par votre serviteur. Ce film devrait être remboursé par la Sécurité Sociale.

Panda Dub est quant à lui chargé de clore cette soirée de la plus belle des manières. Bénéficiant d’un son absolument monstrueux, l’homme aux manettes à réussi à faire décoller le public au son du dub aérien et céphalique parfois teinté de trip hop qu’il pratique à haute altitude depuis maintenant une grosse dizaine d’années. Le natif de Lyon n’a pas son pareil pour insuffler à sa musique des éléments tirés de styles à priori bien différents mais dont les connexions naturelles sont ici mises au grand jour par un surdoué. Son dernier et excellent album,  Shapes And Shadows (2017), en est une parfaite illustration, sans doute plus encore que le déjà fort réussi The Lost Ship (2015). Panda Dub semble n’être qu’au début de son exploration musicale tant le garçon paraît dans son élément, à la recherche perpétuelle de nouveaux sons à incorporer dans son art, malgré pas loin de 15 ans de travail. C’est dire l’amplitude artistique que la nature a daigné lui accorder en se penchant sur son berceau. Un très bel artiste !

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Concernant la troisième et dernière journée du festival, il a hélas fallu y renoncer me concernant, un emploi du temps des plus serrés m’enjoignant à quitter Issoudun au beau milieu de la nuit de samedi à dimanche.

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Nul doute cependant que la conclusion de cette 6ème édition se sera parfaitement déroulée en ce dimanche 21 octobre car elle avait justement lieu à la Boite à Musique – dont il a été fait mention en début de report – dans une ambiance qu’on imagine aisément bien plus familiale et conviviale. De plus, la programmation de cette World Afternoon affichait deux beaux spécimens du genre,  Scientyfreaks et Hilight Tribe, deux digestifs de choix permettant au dancefloor de bouillir une énième fois.

Une 6ème édition du Reggae Temple qui a tenu toutes ses promesses malgré cette agaçante surreprésentation des gardiens de la paix – qui feraient mieux de nous la foutre, même si l’on comprend aisément qu’ils ne sont pas responsables de tout ce pataquès rocambolesque. Ceci dit et pour conclure là-dessus, lorsque les responsables d’un festival de reggae optent pour une prévention maximale et de tous les instants, incitant les festivaliers à ne pas dépasser leurs limites, à prendre le temps nécessaire avant de rejoindre leur pénates, le plus souvent avec un capitaine de soirée, tout en mettant en place un judicieux système de de cotaxi (permettant ainsi de partager les frais de transport) via une application disponible sur les 3 stores, on est en droit de se dire que les efforts sont faits pour que chacun prennent conscience de la gravité de certaines situations. Bien sûr, ce ne sera jamais suffisant mais quoiqu’il advienne, le risque 0 n’existe pas. Un peu de bon sens mesdames et messieurs de la Préfecture et tout le monde n’en sera que plus heureux, vous les premiers. N’ayez nulle crainte. Vous verrez, tout se passera très bien.

Un immense merci à Joffrey Dériaud et toute son équipe au sein de Tonnerre Productions, à Denis Adam et Adam Communication & Média, à Cécile de son accueil, ainsi qu’à la ville d’Issoudun et au Conseil Départemental de l’Indre.

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