MÖRGLBL « The Story Of Scott Rötti  »

Toujours mené par l’inénarrable Christophe Godin, le trio de musiciens que compte MÖRGLBL revient fêter ses 20 ans d’existence au moyen d’un nouvel album, le septième, intitulé The Story Of Scott Rötti. Toujours délicieusement entouré d’Aurélien Ouzoulias à la batterie et de l’excellent bassiste Ivan Rougny, le guitariste Godin propose tout au long de ce nouveau disque un condensé de ce que le groupe a pour habitude d’offrir à l’auditeur, soit une musique terriblement riche, ambitieuse et débarrassée de tout carcan, au milieu de laquelle surnagent de sacrés techniciens, capables de désarçonner le plus intransigeant érudit en matière de complexité auditive. Ce nouvel effort cependant se distingue de son prédécesseur Tea Time For Punks (2015) – et par extension ses sorties antérieures – par une approche sensiblement moins explosive que de coutume. Bien sûr, les amateurs de gros son et de plans proprement éblouissants, exécutés en quatorzième vitesse, y trouveront leur compte, mais MÖRGLBL semble avoir pris le parti d’imposer des rythmes parfois moins frénétiques et des situations musicales nettement plus dépouillées, d’une densité plus légère mais succulente, astreignant l’auditeur à le suivre sur des terrains plus ambiants. La sémantique du groupe est belle et bien là, mais Christophe Godin et les siens semblent savourer l’instant pour mieux faire déguster le suivant. Certains morceaux dénotent par leur approche sans doute plus ouverte que jamais sur le jazz. Pourtant, dieu sait qu’en terme d’ouverture, MÖRGLBL se pose en tête de gondole. Mais ce nouvel album démontre une fois encore l’amour que les trois compères portent au style et à ses nombreuses variantes. Tout au long des titres d’une luxuriance jamais prise en défaut, la magie prend forme sans qu’aucune combinaison plus audacieuse qu’une autre ne vienne perturber l’écoute de l’auditeur, même le moins musicalement instruit. Tout saute, tourbillonne et voltige dans un Magma sonore bouillonnant – notez la majuscule ! – avant de terminer miraculeusement dans votre conduit auditif. Quel tour de force ! Même si dans sa globalité ce nouvel album se veut moins fou-fou, il n’en demeure pas moins que nous avons affaire à une musique fascinante où s’entremêlent, parfois de manière très surprenante, les instruments, mais là où l’aspect purement technique semblerait un peu rébarbatif, la capacité de MÖRGLBL à unifier ses pistes au sein d’un même titre rend l’écoute véritablement captivante. Car, s’il est une chose essentielle à noter s’agissant de cet album, c’est que nous sommes face à de véritables « chansons », non à une débauche stérile de puissance technique. Sans doute est-ce cela dont peut le plus s’enorgueillir le groupe avec ce nouvel album, ne laisser aucun auditeur sur le bord de la route. Ce nouveau disque s’adresse à toutes et à tous, sans distinction aucune et non à une caste de musiciens pointus. A aucun moment l’attention ne dévie de sa trajectoire, ni de son but. Celui de passer un sacré bon moment avec des musiciens d’une qualité exceptionnelle, capables de vous embarquer avec eux dans un grand 8 artistique ébouriffant. Et comme l’humour n’est jamais très loin lorsqu’il s’agit de MÖRGLBL, sans doute peut-on percevoir la onzième et courte dernière piste comme un hommage à Christophe Salengro, président de la présipauté du Groland, décédé quelques mois seulement avant l’enregistrement estival entrepris l’an dernier. Un album en tout point réjouissant !

Page Facebook du groupe

Liste des titres

1 – Flics Amis Amish

2 – Anarchytektür

3 – Les Légions Du Rhum

4 – Dark Vädim

5 – Döner Dörgazm

6 – La Lèpre à Elise

7 – Crime Minister

8 – Panzer Kökötier

9 – Prog Töllög

10 – The Story Of Scott Rötti

11 – Cor à Cor

Share Button

NUISIBLE « Slaves & Snakes »

Oubliez Diogène, sa lampe et son tonneau. Chassez de votre esprit Diderot, Rameau et son neveu. Les quatre membres de NUISIBLE leur pissent à la raie sans retenue, comme à la notre, en vous offrant cette pantomime dégueu’ des plus indécentes. Oubliez également tout ce qui vous fait honte et vous dérange dans votre vie minable et ratée. NUISIBLE se charge de décortiquer votre misère de névrosé soumis à l’échec de votre existence. Fondé sur les cendres du groupe de hardcore ébroïcien AS WE BLEED, NUISIBLE revient après un ep, Inter Feces Et Urinam Nascimur paru en 2016 chez Deadlight Entertainment, avec ce premier album, Slaves & Snakes, lui aussi paru sous le label dont l’épicentre se trouve à Foix, en Ariège. Les choses étant ce qu’elles sont, de même qu’il est bien illusoire de vouloir y changer quoi que ce soit, le groupe poursuit son œuvre de nihilisme musical, à grands coups de boutoir rythmique et de décharnement distordu. NUISIBLE vous invite à vivre un mauvais rêve : le vôtre. Le groupe semble prendre un malin plaisir à gratter là où la corde sensible survit tant bien que mal en mode ultra obscène. Celle qui vous ronge, dont vous n’êtes pas fier et qu’il serait souhaitable de ne pas dévoiler en public. Cette micro-seconde où vous avez éprouvé un début de fantasme en regardant par le trou de la serrure votre maman sous la douche ; celui qui vous a forcé à ouvrir les yeux tout en pivotant la tête d’un quart de tour à hauteur de l’accident impliquant quatre voitures et dont l’issue mortelle de tous les occupants ne fait aucun doute, tandis que vous vous promettiez intérieurement quelques instants auparavant que vous baisseriez le regard pour ne pas voir cela. Par pudeur sans doute. NUISIBLE flatte vos instincts refoulés les plus bas, les moins moraux, desquels semblent surgir parfois une once de misère. Ce plaisir aussi malsain qu’inqualifiable d’avoir assisté au spectacle d’un viol collectif dans une cave insalubre est à portée de vos entrailles et hante votre subconscient, non parce que vous en avez été témoin, mais bien parce que vous n’avez pas participé à la tournante. Cette idée vous révulse autant qu’elle vous obsède. Vous êtes répugnant mais dans la fond, ça vous plaît. La complaisance de l’ordurerie, en quelque sorte. Vous préméditez secrètement d’assouvir votre désir de vengeance d’avoir dû subir la main protéiforme du curé de la paroisse à l’intérieur de votre culotte, cette saloperie libidineuse qui vous crache à la gueule sa fausse morale comme il crache sa purée dans votre gorge d’enfant en maintenant fermement de sa main droite et moite votre menton, tout en bouchant votre nez avec les doigts parfumés d’odeur anale de son autre main. NUISIBLE, c’est un peu tout cela à la fois. L’arôme repoussant des charniers de l’Holocauste, mêlée à la putréfaction nauséabonde d’une carcasse en décomposition avancée de nonagénaire. Les agressions sonore de cet album n’ont d’autre effet que celui de vous sentir minable, paumé, empli de haine à l’encontre de vos prochains, votre descendance et leurs cercueils. Le soubassement d’une décharge à ordure est encore bien trop douillet pour écouter Slaves & Snakes. Votre seule échappatoire, c’est la came, l’alcool frelaté et les bas-fonds d’un caniveau. Alors, à quoi bon lutter ? Autant en finir au plus vite, n’est-ce pas ? Autant vider ses couilles et son sang du haut de la cime du monde, en ordonnant à ces êtres insipides imbibés de merde d’aller baiser leurs morts. Quel intérêt de poursuivre cette existence sur une voie que vous savez par avance condamnée? Pour vous aider à en finir une bonne fois pour toutes, NUISIBLE se propose de vous accompagner au bal des morts-vivants et de terminer le travail, non en crachant sur votre tombe, mais en déféquant en son sommet avec un jubilatoire dédain. L’enfer vous paraîtra soudain plus paisible que votre vie manquée, vos amours contrariées et votre quotidien imprégné de frustration et de rage. Le dégoût de vous-même et de votre existence sera porté à son paroxysme en écoutant cet album. Vous n’en sortirez pas indemne, c’est certain. Il n’est que le reflet de vos souffrances, de vos doutes et balaie en l’espace de 33 minutes toute volonté de bien faire, de participer à la vie en y trouvant le bonheur. Du grand art.

Album disponible via ce LIEN

Facebook NUISIBLE

Liste des titres

1- Slaves…

2 – … And Snakes

3 – Evil Still

4 – Death Legacy

5 – Vengeful Blood

6 – Pervert Biggot

7 – Swarm As king

8 – Two Sided Integrity

9 – Burning Embers

10 – Blind Paradox

11 – Blur The Light

Share Button

PESTILENCE @ Le Gibus, 28 février 2019

Un bain de jouvence. Après TERRORIZER le mois dernier, retour dans la capitale pour un show du fabuleux groupe néerlandais PESTILENCE, toujours mené par l’infatigable Patrick Mameli. Une date unique dans l’Hexagone faisant figure d’événement puisque la tête pensante du groupe a décidé de fêter l’anniversaire de son second et cultissime album,  Consuming Impulse  (1989). Pour ce faire, PESTILENCE a eu l’idée d’embarquer avec lui ses compatriotes de BLEEDING GODS. Difficile de donner un avis objectif sur la prestation du groupe d’ouverture, votre humble serviteur découvrant pour la première fois de sa vie la musique et la performance de ce dernier. Tout juste notera-t-on que le groupe évolue dans un thrash/death teinté d’atmosphérique que semble apprécier une bonne partie du public tandis que pour ma part, je ne goûte que très moyennement à ce mélange de peintures faciales guerrières et macabres, à ces claviers rappelant certaines atmosphères dignes d’un black metal symphonique petits bras et à cette voix manquant quelque peu de relief tandis qu’une écrasante majorité des morceaux semble être calquée sur un modèle somme toute assez similaire, soit un mid-tempo le plus souvent écrasant, d’où surgit parfois une accélération bienvenue, voire quelques blast beats dissimulés çà et là. Moins de 40 minutes d’un show assez délicat à ingurgiter pour qui est venu assister à un déferlement de death metal « à l’ancienne », comme c’est le cas du scribouillard de ces quelques lignes. Ceci dit, et en toute objectivité, BLEEDING GODS fait le job et le fait bien. Les musiciens font montre d’un savoir-faire évident et semblent heureux d’être là, malgré leur apparence laissant imaginer le contraire. Mention spéciale à la demoiselle tenant la basse qui esquisse quelques sourires, tandis que le vocaliste brille par une prestance proche de 0, totalement immobile, voire figé sur scène. Sans doute est-ce l’effet recherché. Problème, rien ne se dégage de ce garçon lorsqu’il agrippe le micro, indifféremment de la qualité de ses vocaux. A l’inverse, difficile de ne pas mentionner le batteur, absolument époustouflant de puissance. Quelle frappe de mule ! Une régalade visuelle et sonore totale qui a sauvé – encore une fois, selon des critères loin d’être objectifs – un show relevant davantage d’un reportage sur la vie et la reproduction des mouches en milieu basique que d’un tabassage en règle. Un gros somnifère.

CREDIT PHOTO FLORIAN DENIS

C’est après une pause d’une trentaine de minutes que les rois de la soirée entrent en scène, au son de l’instrumental « Proliferous Souls », neuvième et avant-dernière piste de Consuming Impulse. Ovation délirante à l’arrivée de Patrick Mameli, lequel, sentant tous les regards pointés sur lui, empoigne sa guitare et lance en compagnie de ses petits camarades le tuant « Dehydrated ». Et là, c’est la gifle à 200km/h. Le son est surpuissant et d’une clarté absolue. Il était fait mention du manque de prestance du vocaliste de BLEEDING GODS à l’instant, nous assistons face à Mameli à son extrême négatif. L’homme, d’une forme physique absolument ahurissante, dégage une aura et une assurance à vous faire baisser les yeux. Affûté comme jamais du haut de ses 52 ans, il est facile d’imaginer que le vocaliste fréquente assidûment les salles de sport et autres piscines ou pistes sportives. Incroyable ce que ce garçon peut dégager par son unique présence, y compris entre les titres au cours desquels l’impassibilité de son visage – lorsqu’il ne toise pas le public d’un air de dire :  « vous en prenez plein la poire et je le sais » – laisse pantois. Aucun signe, aucune faiblesse visible, rien. Il est hypnotique. A ses côtés, il faut bien reconnaître que Mameli a une nouvelle fois réussi le tour de force de s’entourer d’une équipe de fous furieux, à commencer par le batteur déjà présent sur l’excellent dernier album de PESTILENCEHadeon (2018), Septimiu Hărşan, véritable machine de guerre nucléaire dont le jeu en vaut vraiment la chandelle. Quel plaisir de voir un batteur aussi versatile pratiquer son art de la sorte, se mettant vraiment au service de titres jouissifs joués en leur temps par l’exceptionnel Marco Foddis, tout en y insufflant sa patte ! C’est bien simple, entre Patrick Mameli et lui, les yeux ne font que des vas et vient. A la droite du Père, le guitariste Calin Parashiv paraît plus en retrait mais n’en demeure pas moins un excellent complément guitaristique à la star de la soirée. A la gauche du Diable, le fort discret Edward Negrea assure une assise rythmique de premier ordre, caché derrière sa basse six cordes conjuguée à la frappe chirurgicale de Hărşan. Discret mais diablement efficace. Une équipe de bouchers ! La setlist quant à elle ne réserve que peu de surprises, le groupe jouant donc la totalité des titres du classique, dans l’ordre de celui-ci. Cependant, un élément reste frappant face à ce jouissif déferlement de death metal à l’ancienne. Prenant la parole entre chaque titre pour annoncer le suivant, Patrick Mameli ne tarit pas d’éloge face à un public lui mangeant dans la main et qu’il remercie à de nombreuses reprises, tout en invitant ce dernier à « keep the old school death metal alive ». Remarque pour le moins étonnante pour un musicien qui n’a eu de cesse durant une bonne partie de sa carrière que de repousser les limites du genre, passant en l’espace d’une paire d’années d’un death metal technique, rapide et brutal, Testimony Of The Ancients (1991), à un album exceptionnellement audacieux et d’une richesse musicale dont on continue 26 ans après sa sortie à décortiquer le raffinement et la luxuriance, Spheres (1993), voyant PESTILENCE abandonner la vélocité et la brutalité pures pour s’aventurer aux confins d’un jazz/death jubilatoire, innovant autant qu’avant-gardiste. Sans même faire allusion à la formation post-PESTILENCE de Mameli nommée C-187, laquelle proposait elle aussi une musique foncièrement éloignée de la brutalité old school d’antan, misant davantage sur le groove et renforçant l’aspect jazzy de sa musique. De quoi désarçonner ses fans ultimes. Seulement voilà, depuis le retour de Mameli dans le giron « metal de la mort » et la résurrection de PESTILENCE, le garçon semble avoir retrouvé un plaisir non feint à jouer ce type de musique. Au point d’annoncer, entre deux titres et après une énième ovation pour l’exécution de cette tournée anniversaire, la probable tenue d’un exercice similaire s’agissant du superbe album déjà cité,  Testimony Of The Ancients. Exultation de la salle et ce sont trois pépites directement extirpées du dit album qui sont offertes à l’audience en guise de final, « The Secrecies Of Horror », le rampant et sinueux « Twisted Truth » – quel magnifique solo central joué par un Mameli héroïque et majestueux – et enfin le définitif et infernal « Land Of Tears », réclamé à cor et à cri par l’assistance, entrecoupés du seul extrait tiré des plus récentes œuvres de PESTILENCE, l’efficace « Horror Detox » tiré de l’album du retour, Resurrection Macabre (2009). La foule est aux anges mais repue, elle qui a donné tout ce qu’elle pouvait au point de se faire sermonner par un Patrick Mameli quelque peu ennuyé par un slammeur ayant fait tomber son micro. Une mise au point ferme et nécessaire ayant eu un impact presque immédiat, les ardeurs de certains acharnés d’un pit absolument déchaîné étant quelque peu revues à la baisse.

CREDIT PHOTO FLORIAN DENIS

Un concert magique d’un groupe majeur pratiquant un style, le death metal, qui ne devrait être que ça et pas forcément une course de vitesse dont le but est d’aligner une ribambelle de plans techniques et riffs imbitables – à prendre au second degré bien sûr, la musique se doit d’évoluer, rien de plus normal. Quel bonheur de retrouver ses vingt ans durant une heure quarante ! Nous attendons donc ardemment la venue du groupe pour l’anniversaire suivant. Si la prestation est à ce point réussie, avec un line-up de ce calibre, nul doute qu’il vous faudra penser à réserver vos places relativement vite tandis que Garmonbozia Inc. serait bien avisé de réserver une salle plus grande tant la fête promet d’être belle. Dis donc Patrick… Tant qu’à fêter les anniversaires de tes albums, tu pourrais pas pousser jusqu’à Spheres, s’il te plait ? Merci d’avance de penser à moi. Une belle bande de petits Bataves.

Share Button

PARAD1GM « Parad1gm »

Fondé en 2015 en région parisienne, PARAD1GM présente son premier album éponyme – à paraître le 8 mars 2019 – aux yeux et à la face du pays avec la ferme intention de laisser une empreinte aussi profonde que possible dans le paysage musical français. Le trio Julien Derivière (batterie)/AlukardX (guitares)/Farès Tamzini (chant), issu du groupe SPIRITED, est le ciment de la formation à laquelle s’est rapidement joint Matthieu Marchand, en charge des claviers et de la programmation. Un équation qui va se révéler prometteuse lorsque le groupe étoffera ses compositions purement metal d’ambiances plus fouillées, nuancées, aussi sombres que parfois suaves, bien aidées par l’apport des nombreux samples orchestrés par Matthieu et son background électro. Récemment rejoint par Betov à la basse, dont on vient d’apprendre le frais départ des vétérans d’ADX au sein desquels il tenait la guitare depuis les origines du groupe, PARAD1GM propose ainsi ce premier album finement enregistré et mixé par Alexandre Beucler tandis que le mastering s’est vu confié à Brett Caldas-Lima. Si le groupe propose une musique fortement imprégnée de l’essence d’un PARADISE LOST des grands jours, il serait bien injuste de cantonner PARAD1GM à cet enclos. Certes, la musique du groupe originaire de Halifax (Royaume-Uni) a fort probablement tourné longuement dans le lecteur cd de chacun des membres du groupe – notamment celle de la glorieuse période des 90’s, soit une fourchette comprise entre les albums Icon (1993) et Host (1999) inclus – mais il n’en oublie pas d’imposer sa griffe au travers de quelques subtilités bien senties. Certains arrangements, en plus d’être atmosphériques, n’en restent pas moins globalement chiadés et profonds tandis que certaines chansons font montre d’une approche (un peu) plus industrielle, ces derniers ajoutant une touche robotique parfois proche d’un MINISTRY vraiment très plaisante (« Reason », et son magnifique refrain). Le chanteur du groupe Farès, s’il n’est pas sans rappeler lui non plus le Nick Holmes (PARADISE LOST) de la période Draconian Times (1995) et peut-être davantage encore One Second (1997), impose par sa maîtrise vocale du désarroi et de l’exaltation du sinistre, une osmose entre obscurité insurmontable et persiennes émotionnelles aveuglantes. Un juste équilibre d’où s’extirpe délicatement le temps d’un titre (« Qalbik ») quelques mots d’arabe dont il est bien difficile de ne pas y voir un vecteur d’ouverture vers une nouvelle exploration tant musicale que culturelle, PARAD1GM semblant enrichir son metal, pourtant dénué d’optimisme, de nouveaux horizons. Du travail d’orfèvre qui, s’il est exécuté de bien belle manière, ne souffre d’aucun réel temps mort malgré quelques petites longueurs sans gravité. Certains titres gagneraient sans doute en intensité et dramaturgie s’ils n’étaient pas étirés jusqu’à la satiété – même si le mot « satiété » paraît un brin trop prononcé, convenons-en. La concision a parfois du bon. Autre aspect, la musique de PARAD1GM n’enfonce peut-être pas suffisamment la pédale de ses intentions. La linéarité des tempi devient parfois source de frustration, à tel point que l’on se surprend en tant qu’auditeur à souhaiter un ralentissement presque doom qui accentuerait une sensation de suffocation ou au contraire quelques passages au tempo plus enlevé, seul le sus-nommé « Qalbik » bénéficiant partiellement d’un tel traitement, sauf en quelques rares exceptions. L’impression est donnée que le groupe semble ne pas aller au bout de ses idées, dont on devine pourtant la riche source, bien loin d’être tarie. PARAD1GM gagnerait en noirceur à chasser toute velléité de son discours artistique en parvenant à dépasser réellement ses propres doutes, quitte à déstabiliser l’auditeur, à l’extraire de sa zone de confort.

Malgré ces quelques remarques loin d’être inhospitalières – bien au contraire, nous voici face à un premier album vraiment très plaisant, plein de candeur et d’envie, au sein duquel se mêlent passages progressifs, voix parfois doublées pour un rendu du plus bel effet et de fort belles parties de guitares (« From the other side » doté d’un solo archi mélodique divinement exécuté) et un son de basse rondement mené. Non, vraiment très agréable. Seule la plage instrumentale et bien nommée « Host » (un clin d’oeil ?) tombe un peu comme un cheveux sur la soupe à mi-parcours, bien qu’elle se doit d’être considérée comme introduction au titre suivant, le captivant « Haunted » et ses 7’52 de mystère sonore, envoûtant, duquel les parois semi-perméables des instruments et des machines finissent par laisser échapper leur fluide respectif pour une fusion toute en symbiose appelée « orgasme auditif ». « Host » et « Haunted » sont d’ailleurs immédiatement suivis de « Haven », lequel complète ce triptyque nommé « Trip ». Le triple « h » d’un refuge aussi paradisiaque que fantomatique. L’ombre du DEPECHE MODE des jours glorieux plane parfois au-dessus de la musique de PARAD1GM, de même que celle de BABYLON ZOO, notamment dans le placement de certaines parties vocales entremêlées aux samples. Ceci étant précisé, ne vous méprenez pas. Malgré le nombre de références musicales que cette bien modeste chronique énumère telle une litanie, PARAD1GM dispose d’une vraie personnalité, attachante, doublée d’une aura singulière. Le fait d’être face à un premier album permet simplement de situer de manière plus éloquente la musique du groupe mais il n’est point question de l’enfermer dans le pré carré d’un ersatz des groupes sus-nommés. PARAD1GM mérite bien plus que de l’intérêt ou de la curiosité. Il est doué d’un savoir-faire propre et surprenant. Affaire à suivre dès le 8 mars dans les bacs et l’on espère sur scène en promotion de cet album réussi.

Liste des titres

1 – Scars of life

2 – Reason

3 – Qalbik

4 – Buried

5 – From the other side

6 – Black Feather

7 – Host

8 – Haunted

9 – Haven

10 – Burden

Page Facebook de PARAD1GM

Share Button

COMPUTERS KILL PEOPLE « Healing Bruises »

Unies en 2010, les quatre personnalités que compte COMPUTERS KILL PEOPLE proposent une musique des plus atypiques sans pour autant dénoter avec ce qui sort de nos jours, bien au contraire. Les Parisiens, à l’origine d’un premier EP 6 titres paru en 2012, The Fun Machine, ainsi que d’un premier véritable album Silence Means Security, paru quant à lui en 2016, affichent d’emblée la couleur, à savoir une musique qui puise sa source aux confins du désert californien, là où se terrent les lézards, vipères et autres psammomys. Un endroit tel que l’aridité devient reine et les hallucinations coulent de source. COMPUTERS KILL PEOPLE nous narre sa vision de l’immensité d’une zone peu propice à la vie, stérile de toute verdure mais riche en profondeur d’une rivière souterraine, vivace cours d’eau d’où s’échappe comme par magie une musique luxuriante, où la faune et la flore survivent en paix et harmonie au milieu de l’hostilité du territoire. Le quatuor, qualifié un peu hâtivement de « QUEENS OF THE STONE AGE français », propose une musique, un son nettement plus remarquables que ce que laisserait suggérer un simple ersatz du groupe de Josh Homme. Vraiment trop réducteur. Bien sûr, ce Healing Bruises fraîchement sorti n’est pas exempt de quelques réminiscences harponnées aux Reines de l’âge de pierre. Difficile de se départir d’une influence aussi majeure pour toute une génération de musiciens, mais là où nombres d’entre eux en restent figés, presque prostrés, COMPUTERS KILL PEOPLE ouvre son champ d’action vers d’autres horizons, bien plus personnels et bientôt affranchis de l’ombre du géant californien. En témoigne le second titre « Sunset Kiss » gorgé d’un feeling nettement moins polissé, à la personnalité bien prononcée, grâce à un chant un tantinet plus vicieux et rampant avant un refrain absolument lumineux. Du travail d’artiste, plus précisément de petit d’artisan animé par l’amour du détail, de l’ornement furtif qui fait toute la différence. En seulement trois titres, COMPUTERS KILL PEOPLE parvient à combiner la subtilité des arrangements, la musicalité intuitive de compositeurs connaissant leur affaire, un sens de la mélodie absolument sensationnel – « The Day I Knew » placé en troisième position est à se damner – et une évidente facilité à attraper l’étrier de l’auditeur au moyen d’une musique paradoxalement assez épurée de tout artifice. Ajoutons à cela une production des plus convaincantes d’où s’échappe une osmose auditive de premier ordre. Alors bien évidemment, quelques grincheux trouveront que l’ombre des FOO FIGHTERS, QUEENS OF THE STONE AGE et autres MONSTER MAGNET plane vraiment beaucoup autour des COMPUTERS mais le groupe, après un album et deux EP, entame sa délicate mue en s’affranchissant petit à petit de ses encombrants aînés. Il creuse dans le sable son propre sillon, sous un soleil de plomb certes, mais à l’abri des regards indiscrets. Les premières gouttes de son propre cours d’eau sont à portée de main. Laissez-leur le temps de vous prouver à leur tour de la luxuriance de leur musique. Garantie vous est faite que ce groupe saura trouver une place de choix au milieu de votre discothèque, ce trois titres n’étant en effet que le premier volet du quartet dont on attend impatiemment la suite pour le courant de l’année 2019. A suivre de près !

Liste des titres

1 – Only the Dead

2 – Sunset Kiss

3 – The Day I Knew

Healing Bruises en écoute sur Deezer

Boutique en ligne COMPUTERS KILL PEOPLE

Bandcamp COMPUTERS KILL PEOPLE

Share Button

TERRORIZER @ Le Backstage, 22 janvier 2019

Quelques centimètres de neige, un bulletin météo des plus alarmants et un ciel menaçant, voilà de quoi rendre les routes totalement abandonnées par les automobilistes timorés, si bien qu’il ne me faut pas plus d’une heure pour rejoindre la salle du Backstage, aux pieds du Moulin Rouge à Paris. Un record absolu pour qui pratique les autoroutes d’Île de France aux heures de pointe. TERRORIZER est ce soir sur Paname accompagné des Californiens de SKELETAL REMAINS ainsi que du groupe londonien DE PROFUNDIS. En d’autres termes, amateurs de brocante, de tchaï et de biscuits bio, passez votre chemin. Ce soir, c’est du gras et de la viande qui sont affichés sur le menu.

C’est dans une salle encore bien clairsemée que DE PROFUNDIS prend possession de la scène bien réduite du Backstage, d’autant qu’elle se trouve considérablement rabotée par le kit de batterie de la star de la soirée. Le groupe britannique propose un death metal frisant parfois le black tout en restant très abordable pour celui qui ne se sait pas forcément attiré par ce style. Forts d’un excellent dernier album paru l’an dernier, The Blinding Light Of Faith,  les Londoniens ne font pas de quartier et assènent un sérieux coup de matraque entre les oreilles des spectateurs déjà présents, la salle se voyant remplir au fur et à mesure de la prestation. Mention spéciale au bassiste Arran McSporran qui délivre une prestation ébouriffante, muni d’une fretless six cordes lui conférant un son véritablement délicieux, n’étant pas sans rappeler celui d’un Steve DiGiogio (TESTAMENT/SADUS/DEATH/AUTOPSY) du temps de Individual Throught Patterns (1993) de DEATH. Un bonbon au miel ! Jolie entrée en matière avec DE PROFUNDIS qui ne laisse que peu de temps mort entre les titres et qui achève ses 40 minutes de prestation sous les applaudissements nourris de l’assistance, elle qui fonce désormais vers le stand de merchandising ou le bar-fumoir jouxtant la salle. A noter la présence d’un Pete Sandoval (TERRORIZER) au premier rang, emmitouflé sous son bonnet, le temps de quelques minutes pour profiter (et participer activement à grands coups de air drumming) à la prestation des Anglais jusqu’à ce qu’un jeune importun viennent lui parler dans le creux de l’oreille, probablement en mode groupie, le faisant fuir quasi instantanément. Pas grave, on attend fébrilement l’arrivée des Américains de SKELETAL REMAINS pour un set qui va afficher un autre visage que celui des Britanniques. D’abord parce que le groupe est un trio, tandis que DE PROFUNDIS est un quintet, ce qui laisse plus de place sur scène. Ensuite parce que l’attitude du groupe est bien différente de celle bien plus austère de ses prédécesseurs. Le trio californien est là pour balancer la purée en prenant du bon temps, sourire aux lèvres entre les titres, verres à la main et trinquant avec le public, notamment les premiers rangs. Une bonne humeur communicative qui n’enlève absolument rien à la violence de leur death metal absolument ravageur. On est jovial et de bonne humeur mais dès que la musique reprend ses droits, on n’est pas là pour enfiler des perles. Après trois albums très bien accueillis par la critique autant que par le public, le groupe fait montre d’un savoir-faire certain pour débourrer des betteraves, lui dont la musique ne repose pas uniquement sur la vitesse supersonique mais alterne habilement entre lourdeur à la OBITUARY – la voix du guitariste/chanteur Chris Monroy n’étant d’ailleurs pas sans rappeler quelque peu l’organe inhumain de John Tardy accouplé à celui de Martin van Drunen (ASPHYX/PESTILENCE) – et des vitesses raisonnables pour un résultat forcément destructeur, satisfaisant l’ensemble du public d’une salle désormais très correctement jaugée. En témoignent l’accueil reçu et l’appréciation fortement applaudie en fin de set pour SKELETAL REMAINS dont la prestation a elle aussi été suivie de près par Sandoval, maintenant sans son bonnet mais en tenue de combat, balles de musculation aux mains. Un très bon set.

CREDIT PHOTO SERGIO ZULUAGA

Dire que le concert de TERRORIZER était attendu relève d’un euphémisme le plus doux. Après une prestation vraiment décevante au HELLFEST en 2016, qui avait vu un trio – le même que ce soir – scéniquement bien fébrile doublé d’un son catastrophique en façade, les pires craintes étaient légitimement ancrées au fond de la tête. TERRORIZER ne semblait plus être que l’ombre de lui-même, jouant sur la nostalgie la moins reluisante. Lui dont l’ultra référentiel World Downfall (1989) a suscité tant de vocation chez les batteurs en herbe, subjugués par la dextérité de Pete « Commando » Sandoval, les riffs proprement hallucinants exécutés par feu Jesse Pintado habillant des compositions venues de nulle part, ressemblait alors davantage à une bête traquée dont on sentait la fin toute proche. Après un Darker Days Ahead (2006) vraiment pas terrible, suivi six ans plus tard d’un Hordes Of Zombies qui lui non plus ne restera pas dans les annales, c’est surtout un récurent problème de line-up qui pénalisera le groupe dont le seul membre originel reste le batteur susnommé. Des problèmes de santé obligeant ce dernier à se tenir éloigné de son instrument enfonçaient l’ultime clou du cercueil TERRORIZER. Seulement voilà, le groupe est revenu des pompes funèbres en signifiant énergiquement qu’il n’était pas question pour lui de monter dans le corbillard. Et pour se faire bien comprendre, il est retourné en studio et a publié au cours du quatrième trimestre 2018 un excellent dernier album, le surpuissant Caustic Attack. Une inspiration retrouvée, un son à décorner les taureaux et la niaque des beaux jours, voilà de quoi attendre impatiemment l’arrivée du groupe sur scène. Première surprise, c’est au son du fabuleux « Need To Live » que le combo entame son set en lieu et place de « After World Obliteration », traditionnellement exécuté en ouverture. Le son est surpuissant, clair (!) et déjà Pete Sandoval impressionne par la vélocité des roulements qui ont tant fait sa renommée. Incroyable de voir ce petit bonhomme déployer une énergie aussi dévastatrice. Bien sûr, la batterie est triggée à mort mais le rendu visuel se suffit à lui-même. Il est un batteur « à l’ancienne », un cogneur, un vrai. Nombre de batteurs de death metal ou grindcore actuels seraient bien inspirés de prendre exemple sur un musicien de la trempe de Sandoval – d’un Dave Lombardo ou d’un Gene Hoglan dans d’autres registres. La vitesse surréelle est une chose, l’intention mise dans la frappe en est une autre. Il n’est pas nécessaire de « passer des plans » absolument terrifiants de difficulté, encore faut-il être capable d’appuyer ses frappes, d’être créatif ou de faire chanter les cymbales. Trigger sa batterie ne devrait être qu’un moyen d’obtenir un son homogène pour un rendu décent, pas une nécessité absolue. Ce sont les membres inférieurs et supérieurs conjointement liés au cerveau qui font un vrai bon batteur, pas les capteurs astucieusement placés çà et là autour d’un kit. TERRORIZER se « débarrasse » d’entrée de jeu de son encombrant avant-dernier album en dégainant, dans la foulée de « Need To Live », « State Of Mind » et « Hordes Of Zombies ». De Darker Days Ahead, seul l’efficace « Crematorium » sera sauvé. Ce titre sera également joué en tout début de set comme pour pouvoir enfin se consacrer à l’essentiel. Le public ne s’y trompe pas puisqu’il réserve à la suite de ce dernier titre une ovation délirante à l’entame de « After World Obliteration ». Et là attention ! Ce ne sont rien de moins que les six premiers titres de World Downfall qui sont alignés, dans l’ordre et jusqu’à « Strategic Warheads ». Le bonheur presque total. Sans doute suis-je un brin pointilleux mais il apparaît que le jeu de guitare de Lee Harrison, par ailleurs batteur de MONSTROSITY, semble un brin automatique. En effet, si l’homme s’en sort extrêmement bien sur les parties les plus grind et les plus techniques, les riffs plus punk sont exécutés de manière un poil trop propre, presque trop mécanique. C’en est particulièrement flagrant sur un morceau tel que « Corporation Pull-In » réclamant un feeling nettement plus punky dans l’esprit. Rien de grave en soi, juste une (très) légère frustration. Pour le reste, c’est du tout bon. C’en est même absolument jouissif ! En tout, pas moins de treize des seize titres que compte le cultissime premier album de TERRORIZER seront joués, contre cinq seulement du dernier album. Une setlist absolument incendiaire qui ravira le public décidément à fond derrière le « Commando » Sandoval, sollicitant le batteur plus souvent qu’à son tour, tandis que le bassiste/chanteur Sam Molina, également membre (honoraire) de MONSTROSITY à ses heures perdues, n’est pas en reste. Le garçon s’en sort avec plus que les honneurs, tant vocalement qu’en termes de présence, n’hésitant pas à haranguer la foule tout en secouant sa longue tignasse lorsqu’il n’est pas occupé à beugler derrière le micro. Un final apocalyptique voyant « Dead Shall Rise » suivi du morceau-titre « World Downfall » et c’est déjà la fin d’un show dantesque et savoureux à plus d’un titre. Monsieur Sandoval prend le temps de saluer ses fans en distribuant quelques baguettes tandis que la salle se vide tranquillement.

CREDIT PHOTO SERGIO ZULUAGA

Une soirée vraiment très, très appréciable qui remet certaines pendules à l’heure. Après des années d’errance en tout genre, TERRORIZER semble être revenu à un niveau d’excellence, reprenant la place de cador du grindcore old school qu’il n’aurait jamais dû quitter. Un vrai bain de jouvence que cette soirée au Backstage parisien. Garmonbozia a encore frappé très fort en programmant cette soirée infernale. Grâce lui en soit rendue.

Share Button

MONOLYTH, les (18) marches de la gloire

PHOTO ALBAN JIMENEZ

Il est de ces rencontres dont on souhaiterait qu’elles se prolongent davantage mais dont la durée impartie nous est malheureusement comptée. Pas que l’interlocuteur soit pressé que la discussion se solde par un arrêt brutal mais plutôt par une préparation d’entrevue bien trop maigre au regard des réponses avancées, de la spontanéité d’un discours fleuri ajouté à une extraordinaire gentillesse des membres d’un groupe sentant bon l’amour de l’art créé et pratiqué. MONOLYTH, puisque c’est de lui qu’il s’agit, regorge d’un potentiel musical et scénique enviable tout en avançant à pas de géant vers une renommée nationale et européenne, lui qui dispose d’une fan base extrêmement solide si l’on en juge par l’accueil fait à son dernier album  » A Bitter End / A Brave New World » et la réputation grandissante dont jouissent ses membres. Rendez-vous était donc pris le 14 décembre dernier aux 18 Marches de Moissy-Cramayel, petite salle des plus agréables, nichée au cœur de la Seine et Marne, pour un échange bien appréciable avec un groupe soudé, bourré d’auto-dérision mais fortement impliqué dès lors qu’il s’agit de créer et de présenter sa musique dans des messages scéniques orbi et urbi ou enregistrés sur galette (la chronique de la dernière sortie de MONOLYTH est toujours à consulter par ICI). Rencontre avec un groupe absolument délicieux, disposant d’un album solide et bienheureux. Continuer la lecture de MONOLYTH, les (18) marches de la gloire

Share Button

BILLYBIO « Feed The Fire »

La Bérézina dans laquelle semble s’empêtrer BIOHAZARD depuis maintenant trois ans et la fin de la tournée promotionnelle de l’album Reborn In Defiance (2014) ajoutée au flop relatif de l’album éponyme de POWERFLO paru l’an dernier – lequel voyait s’agiter en son sein, outre Billy Graziadei, des membres de CYPRESS HILL, FEAR FACTORY et DOWNSET – ont poussé l’ami Billy à se faire un petit plaisir solitaire le temps d’un album, accompagné de quelques dates, notamment en compagnie de ses vieux camarades de LIFE OF AGONY. Baptisé BILLYBIO, comme pour rappeler le public à son bon souvenir, le projet part d’un postulat relativement simple : faire un album sans avis extérieur intempestif, composé par ses soins et lorgnant davantage vers un hardcore rapide et racé comme a pu le faire en son temps le groupe que le monsieur a fondé avec Danny Schuler, Evan Seinfeld et Bobby Hambel, notamment à ses tout débuts.  Continuer la lecture de BILLYBIO « Feed The Fire »

Share Button